En 41 minutes, six soirs de novembre sont partis. En ce moment, le standard de la Philharmonie décroche encore. Des abonnés de quinze ans d’ancienneté n’ont rien. Des comptes créés la veille, si. La direction promet un audit de la file d’attente virtuelle.

À cette heure, le programme tient : deux légendes américaines, un orchestre de La Havane, une création française. C’est la carte que Paris réclamait. C’est aussi un test : qui a le droit d’entrer quand tout le monde clique.

Des musiciens de la scène Saint-Germain, eux, parlent d’un « aspirateur ». Les petites salles redoutent l’automne. La Villette répond qu’une grande salle pleine nourrit tout le quartier. L’argument convainc les restaurateurs. Pas les clubs.

Un ouvreur, joint à la pause, dit le vrai sujet : « On va gérer la frustration, pas la musique. » La Philharmonie ouvre une file d’attente physique samedi, pour 200 places relâchées. File réelle. Comme avant le clic.