À cette heure, des scellés collent encore sur deux bureaux du deuxième étage. La perquisition vise des factures, des fichiers de dons et le prestataire d’un meeting de mars. Le parquet national financier confirme « des recherches dans le cadre d’une information judiciaire » — sans citer le nom du parti, que tout Nanterre connaît déjà.
Le trésorier a été entendu sur place. Pas de garde à vue, précise une source judiciaire. En ce moment, des cartons sortent par l’entrée de service. Des militants font le pied de grue, téléphone à la main. « On savait le dossier chaud. Pas à ce point, un lundi d’août », lâche un élu régional.
Le parti parle d’un « coup politique » à six mois d’un congrès interne. L’opposition municipale, elle, exige la transparence sur les prêts relais. Matignon refuse tout commentaire : « La justice travaille. »
Dans les couloirs de la préfecture, on redoute un été judiciaire long. D’autres sièges, à Lyon et à Lille, pourraient être visités cette semaine, selon deux avocats du dossier. Rien n’est notifié. Le Fil National y revient dès qu’un procès-verbal filtre.