En ce moment, la carte Orange du Cantal reste tachetée. Douze sites 5G « rural prioritaire » glissent après l’hiver. Deux recours d’associations paysagères, un éboulement d’accès, un pylône refusé par un propriétaire. L’opérateur aligne les causes. Les maires alignent les hameaux sans débit.

À cette heure, un élu d’Aurillac parle de « mensonge de rentrée ». L’Arcep, saisie, dit surveiller. Surveiller n’est pas construire. Dans un village au-dessus de Saint-Flour, un artisan ferme son devis en 4G saturée. Il perd deux clients sur trois, dit-il, dès qu’il faut envoyer un plan.

Orange promet un rattrapage au premier trimestre 2027. Phrase déjà entendue. La préfecture du Cantal refuse de jouer les médiateurs de pylônes. « Ce n’est pas notre métier. » C’est pourtant devenu le sujet d’août.

Un berger, joint entre deux estives, s’en fiche de la 5G. Il veut un appel qui passe quand le temps tourne. Le fil national, ici, c’est encore le 4G qui lâche dans le virage.