En ce moment, le Quai d’Orsay parle d’un « incident grave ». Un Franco-Algérien de 41 ans, entrepreneur à Lyon, a été retenu à l’aéroport Houari-Boumédiène vendredi soir. Sa famille n’a eu de nouvelles que dimanche. Le consulat dit avoir été informé « tard ». Trop tard, pour Paris.

Alger oppose une vérification d’identité et un signalement ancien. Aucune charge n’est publiée. À cette heure, l’homme est libre, sous contrôle judiciaire local, selon son avocat algérien. Il ne peut pas embarquer.

La convocation de l’ambassadeur est rare en août. Elle dit la nervosité. Les visas, déjà tendus depuis le printemps, pourraient encore se resserrer. Matignon refuse le mot crise. « C’est un cas. On le traite. »

À Lyon, des proches manifestent sans banderole, devant la préfecture. Ils veulent un vol, un nom, une date. Le Fil National a joint le ministère : « Nous travaillons à un retour rapide. » Rapidement, en diplomatie, peut durer des jours.