En ce moment, le site de la Ville affiche une page blanche. Le rendez-vous en ligne des écoles est mort. Le CHU bascule sur un mode dégradé papier pour les consultations non vitales. Les urgences, elles, tiennent. C’est le minimum. C’est déjà beaucoup.

L’hébergeur, une PME de 90 salariés, confirme une attaque par rançongiciel. Pas de nom de groupe. Pas de montant. L’Anssi a dépêché une équipe à 5 h. À cette heure, les sauvegardes « hors ligne » sont testées. Certaines tiennent. D’autres non.

Deux Sdis clients — le 31 et un département voisin — ont isolé leurs réseaux radio. « On n’est pas sourds. On est prudents », dit un officier. Les pompiers prennent les appels. Ils n’ouvrent plus certaines cartes.

Toulouse a déjà connu des alertes. Pas à cette échelle, un dimanche d’août. Un élu : « On a externalisé le cloud. On n’a pas externalisé la responsabilité. » Le Fil National publiera la liste des services rétablis, heure par heure.