Le litre premier prix affiche 0,79 € dans une enseigne, 0,81 € dans l’autre. En ce moment, les tracts « anti-casse » circulent dans le Maine. La FNSEA 53 parle d’un « hold-up d’août », quand les conso baissent et que les stocks d’UHT pèsent.

À cette heure, Bercy convoque une réunion « technique » jeudi. Pas de ministre. Un conseiller. Les industriels laitiers disent tenir les contrats… jusqu’au 31 août. Après, « on verra les formules ». Traduction : la collecte peut sauter.

Dans un Super U de Mayenne, une chef de rayon baisse encore une étiquette. « Si je ne le fais pas, le client part. » Le producteur, lui, calcule le fuel du tank. L’écart n’a jamais été aussi lisible, ni aussi court.

Un éleveur de 58 ans, à Évron, prévient : « On ne bloquera pas Paris. On bloquera la rampe. » Trois organisations appellent à une journée sans collecte le 2 septembre. Rien n’est encore voté. Le rayon, déjà, est un champ de bataille.